Dessins, croquis, peintures...
l’amour fou d’un artiste pour son enfance en Asie
Il avait trois ans en 1960 et il vivait à Saigon. En 1963, le fils de diplomate quitte le pays après l’assassinat d’un président. Adolescent, il (...) Dessins En savoir plus
Périple en Inde, au Népal et en Chine
Trois mille trois cent trente kilomètres le long des deux côtés du mur
Texas, Nouveau Mexique, Arizona, Californie
Rio Grande ou Rio Bravo. Le même fleuve charrie les grands mythes de l’Amérique. Une frontière entre le Nord et le Sud, entre riches et pauvres. (...) Dessins En savoir plus
SDF
Croquis
Dans les rues de Paris, une nuit en hiver, quand les hommes meurent de froid sur les trottoirs de la capitale. Lire (...) Dessins février 2006 En savoir plus
La manifestation du 11 novembre.
Carnets de voyage.
"" Je suis grand-reporter. Trente ans que je couvre les guerres du monde. Au début, je ne savais pas ce qui m’attendait. Massacres, charniers, tortures et viols, j’ai plongé dans la nuit. Très vite, j’ai remarqué ces hommes que la guerre a rendus fous, héros terrorisé par ses cauchemars, ancien commando soudain muet ou vétéran qui se tire une balle dans la bouche. Ce mal, étrange, est aussi répandu que tabou. Rwanda, Bosnie, Irak, Algérie, Vietnam, Liban... partout, des hommes reviennent brisés. Depuis ce jour où ils ont rencontré leur mort, dans la bouche d’un fusil, le regard d’un ennemi ou les yeux d’un ami. « Pas plus que le soleil, la mort ne peut se regarder en face » disaient les Anciens. À Bagdad, mon hôtel a reçu un obus. J’ai vu un confrère couché sur la moquette. À la place du ventre, il y avait une tache blanche et nacrée. Ce jour-là, j’ai commencé mon enquête. Elle m’a mené dans plusieurs pays. J’ai interrogé les combattants et les psychiatres, fouillé les livres, la peinture et les films, l’ethnologie et la mythologie. Une chose est sûre : si on n’affronte pas la douleur de la guerre, elle nous tue. Il faut fouiller en nous-mêmes et se reconstruire pour trouver la guérison. Oui, on peut mourir, survivre et revivre. Et ce mal ne nous parle que de vie et d’humanité. Ceci est ma plus grande enquête. ""
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