Bien chers Boogies, la sortie de l’hiver, vous la voyez comment ? Naïve, en lunettes roses et maillot à fleurs – ou concernée, l’œil ouvert sur l’actu culturelle du grand reportage ? A mi-chemin entre la chronique et le billet d’humeur, le Bulletin d’Aurélie est revenu. Il vous donnera l’air du temps dans l’univers du reportage. Pour savoir ce qu’’il fait bon lire, voir ou écouter. Cela s’appelle des retrouvailles, diront les anciens – oui … et vous m’avez manqué ! Au plaisir de vous revoir, Bien sincèrement, Aurélie Taupin

Livres

Noir comme un linceul

Il est des prologues qui tournent à l’exercice de style et d’autres qui frappent, qui disent, qui bousculent. Celui de Black passport est de ceux-là. Il pose la problématique du reporter. « Si l’on va au-delà de huit ans, on se métamorphose. Mais pas en beau papillon. On change réellement. Je le vois chez moi, chez des amis, chez des collègues. Ils sont tous victimes de stress post-traumatique. »

Stanley Greene raconte ; Teun van der Heijden retranscrit. Le photographe se souvient des escaliers dévalés un jour à New York, de son arrivée à Paris, de la mode, de Berlin, puis du départ : 1992, la Mauritanie et son camps de réfugiés. Le choc. Tout s’enchaîne : la photo, le reportage, le terrain, le monde en guenille… jusqu’’à l’impossible retour. Un flash back - une soirée qui tourne mal en 1979 à San Francisco - sonne comme l’explication de la colère qui l’a mis en chemin quelque 10 ans plus tard. Cette colère qui le conduit à ne plus s’arrêter, pour parler des victimes, sans cesse, et ne pas ajouter à leur statut, celui d’oubliés.

La Russie, le Rwanda, la Tchétchénie, le Caucase, l’Afghanistan, l’Irak, le Liban, le Mexique puis des retours, des retours encore et toujours. Afrique, ex-pays de l’URSS, il reprend la boucle. Comme pour dire, justement, je sais que vous êtes là ; je ne vous oublie pas. Ses photos scandent le récit. On s’étonne. Quid de l’agence Vu, de ses trois World Press ou encore de la fondation de l’agence Noor en 2007. Non. Ce n’est pas de parler de lui qui l’intéresse. Mais, à travers lui, de parler des autres, de ceux ou celles qu’’il a rencontrés, de la douleur, de la misère, de la violence.

En 26 scènes, Stanley parlent - et ses photos se livrent. En pleine page, en planche contact, en noir et blanc ou en couleurs. Elle raconte leurs histoires à elles. La vie, les femmes. C’est un visage ici. Plus loin un cadavre. Plus loin encore des cendres. La mort. La mort ou, plus sournoises encore, la violence et la maladie. On relit l’exergue : « Parfois seules tes ailes brûlent. Parfois tu te consumes. » Exergue alors - ou épitaphe ?

Black passport, Stanley Greene, photographe & Teun van der Heijden, éd. Textuel, nov. 2009

L’enfance condamnée

Le 20 novembre 1989, l’assemblée générale de l’ONU adopte à l’unanimité la Convention Internationale sur les Droits de l’Enfant. Les nations s’engagent par ce texte à traiter dignement leurs enfants. L’idée est belle, mais qu’en est-il de la pratique pour les moins de 18 ans ? Pour le savoir, de 1999 à 2007, Lizzie Sadin affronte les administrations pénitentiaires de onze pays signataires de ce code de bonne conduite.

Huit années de terrain pour une enquête photographique qui la mène de l’Etat de droit au régime autoritaire, du pays en paix au pays en guerre. Les réalités qu’elle découvre sont laissées à notre jugement, mais force est de constater que le malaise gagne au fil des pages. Les Etats-Unis réservent à leurs jeunes une rééducation quasi-militaire, aussi froide que déshumanisée, dont ils ne se vantent pas : pour accéder à quelques uns de ces camps, trois années d’acharnement administratif seront nécessaires à la photographe.

A l’autre extrême, Madagascar. Les jeunes ne sont pas encadrés mais jetés en pâture au monde des adultes, dans des cellules vétustes où règnent une promiscuité et une misère extrême. Le petit voleur de riz sur pied se retrouve à 13 ans avec les grands criminels. Nourri, logé, blanchi au moins diront les cyniques ? Détrompez-vous. La faim existe aussi à l’intérieur. Et les morts pour cause de malnutrition sévère sont souvent les plus faibles. En Colombie en revanche, les autorités ont choisi de donner une seconde chance à leur mineurs en leur permettant l’apprentissage d’un métier. De l’espoir ? Si peu : le pays du narco trafic est un cas isolé. Lizzie Sadin poursuit - Russie, France, Inde, Israël. Elle lève le voile sur les violences, les abus, la survie.

Son travail journalistique livre une vérité crue. Il lui vaut en 2007 le visa d’Or Magazine à Visa pour l’Image. Et des expos. A Perpignan, aux Nations Unies, à la BNF, à la galerie Fait et Cause… son reportage tourne. Il reprend la route toujours et encore, à l’image de la militante qu’elle est, engagée pour le respect des droits de l’enfant. On repense à Orwell, « Tous les hommes naissent libres et égaux mais certains sont plus égaux que d’autres »… Jusqu’à quand ?

Mineur en peine, photographie de Lizzie Sadin , éd. Actes Sud, coll. Photo Poche Société, nov. 2009

Revue

Reportage et littérature

Françoise Folliot et Nicolas Trigeassou ont réussi un joli coup : offrir un panorama de la littérature de reportage depuis le début du XXe siècle en donnant la parole à des écrivains ou grands reporters d’aujourd’hui. Le sommaire séduit ; les textes se dévorent. Londres, Kessel, Simenon, mais aussi Alexievitch, Politkovskaïa et quelques vingt autres grandes figures, nous sont racontés par tout autant d’auteurs engagés.

De Jean-Paul Kauffmann à Michèle Lesbre, en passant par Marion Van Renterghem ou encore David Fauquemberg, ils partagent l’estime qu’ils portent à ces itinéraires atypiques, tantôt de témoins, tantôt de victimes, souvent d’emmurés. Tel Bao Ninh que nous fait découvrir Jean-Paul Mari. Cet écrivain vietnamien compte, après ses 10 ans de guerre, parmi les 10 survivants des 500 hommes de la 27e brigade. Il écrit un livre, un seul, « Le chagrin de la guerre ». Le grand reporter le donne à voir, à lire, lui qu’il reconnaît comme « le frère humain de douleur ». Le parallèle avec « Sans blessures apparentes » de J.-P. Mari est alors inévitable.

D’autant qu’en construisant cet ouvrage, Françoise Folliot et Nicolas Trigeassou ont privilégié l’affectif, en demandant à chaque auteur de choisir celui qu’il présente. Ils ont eu raison – la lecture n’en est que plus instructive, a fortiori parce qu’ils affichent une volonté délibérée de guider le lecteur. Progression chronologique, biographie, bibliographie, tout est fait pour l’inviter à réfléchir en creusant plus avant la pertinence de ces regards croisés.

Un entretien avec Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry rappelle la vocation de la Revue XXI - publier des rapporteurs d’histoires. Puis, un interview avec Anne Nivat repositionne le correspondant de guerre : « ce n’est pas métier, c’est un mode de vie. » Reportage peut se lire comme une succession de nouvelles et se redécouvrir comme un manuel. Il est dense, il est pédagogique, mais il nous parle aussi d’un étrange rapport entre la vie et la mort. Un document à se procurer d’urgence.

Reportage, coll., Ed. Initiales, janv. 2010. www.initiales.org

Multimédia

Le premier révolté

Je me souviens d’une discussion vive avec une jeune femme voici plusieurs mois au sujet de Kevin Carter. En1992, ce photographe sud-africain a immortalisé une petite fille suivie par un vautour au Soudan, une enfant squelettique, repliée sur elle-même, le ventre lourd de vide, à bout de force, frappée par la famine. Il a reçu, pour ce cliché, le prix Pulitzer. Les critiques ne se sont pas faites attendre. Elles sont tombées, violentes et drues, comme un orage d’été : « Le plus rapace de tous est celui qui est derrière l’objectif ! »

Déjà choqué par ce reportage, Kevin Carter n’a pas supporté ces jugements. A 28 ans, il s’est suicidé. « Il s’est flingué ? », réagit-elle soudain à mon récit, les yeux remplis de larmes, « C’est bien fait pour sa gueule ; il aurait du la prendre cette gamine, la sauver, plutôt que de se faire du fric sur son dos. » Sa phrase claque comme un fouet. Que répondre à sa révolte ? Comment lui expliquer le quiproquo ? Que répondre plus généralement à ceux qui jugent en oubliant que le premier révolté, c’est justement le photographe. Celui qui a vu non pas une enfant à l’agonie, mais tout un camp de réfugiés. Celui qui est venu témoigner, pour mettre le monde face à ses responsabilités, et qui s’est heurté au sentiment d’impuissance, de solitude et d’incompréhension. Celui auquel on a rejeté la faute. Celui qui s’est tué. Celui que l’on a tué.

Derrière une photo, il y a deux sujets, le cadré et le cadreur, le photojournaliste qui veut continuer de croire que dire peut sauver, même s’il risque le choc post-traumatique. Ici, pas d’explication de texte, juste un témoignage. « J’espère que cela mettra les gens en colère quand ils verront se que j’ai vu. » Ainsi commence Noël Quidu. Pour ses reportages, ce journaliste a été trois fois primé au World Press Photo : la chute de Milosevic à Belgrade en 2000, la guerre civile en Côte d’Ivoire en 2002, et la guerre civile au Libéria en 2003. Mais après l’avoir écouté, qu’ils lèvent le doigt ceux qui oseront encore dire que pour un photojournaliste le prix est une finalité.

Noël Quidu, Les chemins de la colère.

Expositions

Haïti, janvier 2010

La terre a tremblé le 12 janvier 2010 à Port au Prince. De la Capitale haïtienne plus rien ne reste. Ou si peu. Les vivants cherchent leurs disparus, soignent leurs blessés, enterrent leurs morts. Ils tentent de survivre, aussi. Les mains se tournent vers Dieu, vers les ONG, vers les militaires. Elles appellent la miséricorde, le minimum vital ou la protection physique de leur personne. Autour, tout n’est que chaos et violence, cris et silence. Les photographies de Pierre Terdjman et de Jérôme Sessini sont brutes et sans fard. Chacune fait sens, raconte une scène, une émotion.

L’exposition réalisée à la demande de Frédéric Mitterrand au Ministère de la Culture et de la Communication n’est pas neutre. Elle porte un message, des messages. Elle témoigne de son soutien aux victimes d’Haïti. Elle leur dit qu’à l’heure où le retour de la saison chaude et humide les menace du paludisme, des épidémies et des infections, eux, les laissés au vide de la vie, ils ne sont pas oubliés. Mais elle reconnait aussi le travail d’information des photojournalistes qui couvrent les terrains à risque. Elle revendique la nécessité que leurs regards nous parviennent. Elle rappelle, enfin, la qualité de l’écriture françaises en cette période noire pour les grandes agence photographiques de presse… Et si un Ministre aussi pouvait militer ?

Je vous laisse répondre en venant découvrir les regards croisés de Pierre Terdjman, ex-Gamma, et Jérôme Sessini, ex-Œil Public, à compter de ce vendredi 26 mars – pour ma part, je connais déjà la réponse et je dis « Chapeau bas ! » Haïti, janvier 2010. Pierre Terdjman et Jérôme Sessini, regards croisés de deux photojournalistes, Ministère de la Culture et de la Communication, 182 rue Saint honoré, Paris 1er, du 26 mars au 26 mai 2010

Sans toit ni droit

On se souvient de cette remise de prix à Visa pour l’image en 2007 : Diane Grimonet, nominée au Visa d’or magazine, descendant les gradins pour prendre la parole et remercier avec, ô combien de pudeur et d’émotion, le jury d’avoir reconnu son travail, c’est-à-dire offert une visibilité aux conditions d’existence précaire des personnes en danger. Ils sont sans abris, sans domicile fixe, sans papier. Ils sont mineurs isolés ou mères célibataires sans ressources. Ils trouvent refuge dans des bidonvilles ou logements insalubres. Ils sont Roms ou réfugiés.

Quelle est leur vie ? De quoi leur quotidien est-il fait ? Depuis plus de 10 ans, cette photographe humaniste révèle leur vérité. Elle porte l’ombre à la lumière, avec son souffle de révolte et de brisure. La misère est là - mais qui veut la voir en effet ? Rares sont les éditeurs de presse qui prennent le risque de choquer leurs lecteurs, de les mettre face à leur devoir d’hommes - tout comme les galeries d’ailleurs. Non, ce n’est pas vendeur, la misère... Certes, mais avant les lois du marchés, n’y a-t-il pas l’humain ? Josiane Balasko, Fait et cause et Sophot.com en ont la conviction. Leur engagement ? La première en parraine de l’exposition de Diane Grimonet, la second l’accueille, le troisième la publie. Et vous alors, qu’en pensez-vous ?

Non assistance à…, galerie Faits et Causes, 58, rue Quincampoix, Paris 4e, du mardi au samedi de 13h 30 à 18h 30, jusqu’ au samedi 15 mai 2010

Festivals

Tous au FIGRA !

Non, il n’est pas trop tard. Vous pouvez encore prendre votre billet de train « Paris-Etaples le Touquet » et réserver votre hôtel pour cette 17e édition du Festival International du Grand Reportage d’Actualité et du documentaire de Société. Le principe est aussi simple qu’efficace : un FIPA consacré au grand reportage. Avec des projections en présence des réalisateurs, mais aussi des débats, des expositions et une librairie spécialisée sur la parole des reporters.

Côté professionnel, on retient quatre thématiques (Compétition internationale, Autrement vu, Terre(s) d’histoire, et Coup de pouce), et un remarquable jury de professionnels. Pour preuve, le jury de la Compétition Internationale 2010 est présidé par le cinéaste Yves Boisset, assisté du réalisateur Isaac Isitan, Grand Prix 2009 avec Les Femmes de la Brukman, d’Irène Challand, responsable de l’unité documentaire de la TSR Télévision Suisse, du réalisateur Xavier Deleu, Prix Spécial du Jury 2009 avec Les héros sacrifiés du 11 septembre, et de Daniel Junqua, vice-président de Reporters Sans Frontières. Quid alors des documentaires sélectionnés sur plus de 250 films réalisés en 2009 par des grands reporters et documentaristes ?

Disons que cette édition s’annonce intéressante. A commencer par "Torture made in USA", "Sans Blessure Apparentes", "Somalie la saison des pirates" ou encore "Un monde sans fou". Mais Christian Poveda auquel est dédié ce Festival n’en méritait pas moins. FIGRA, du 24 au 28 mars 2010 au Touquet.

Pour en savoir plus

Palmarès du FIFDH

A défaut d’avoir pu me rendre à la huitième édition du Festival International du Film des Droits de l’Homme qui s’est tenu à Paris du 8 au 16 mars 2010, partageons le palmarès de la catégorie « Dossiers et Grands reportages ».

Le Grand Prix a été attribué au film « Burma VJ, Reporter clandestin en Birmanie », réalisé par Anders Ostergaard. Véronique Gaymard, porte-parole du jury, indique que « ce film est un document exceptionnel, un témoignage de l’intérieur, sur cette révolte qui semblait pouvoir ébranler les autorités birmanes, un rêve brisé. (...) ».

Le Prix Spécial du Jury a été attribué à « Buenos di­as, nous continuons la guerre ! » d’Anita Blumer sur la violence au Guatemala. Un film qui se situe plus de 10 ans après la signature des accords de paix, faisant suite à une guerre civile qui a fait plus de 200 000 morts et 40 000 disparus. « C’est une réalité peu connue, et le film d’Anita Blumer raconte cette impunité à laquelle sont confrontées des personnes des quartiers pauvres de Guatemala City, la capitale, à travers l’histoire de l’enlèvement puis l’assassinat d’une fillette. »

Et enfin la mention spéciale, au film « Le sang de Kouan Kouan » de Yorgos Avgeropoulos, « car il décrit une situation qui se répète sur tous les continents : la détérioration de l’environnement par des entreprises nationales et internationales. ». Pour en savoir plus : www.festival-droitsdelhomme.org

Théâtre

Cycle Svetlana Alexievitch

Tout écrit peut-il se mettre en scène ? Oui, semble répondre Stéphanie Loïk en s’attaquant à l’œuvre de la dissidente biélorusse Svetlana Alexievitch. L’écrivain et journaliste née à Ivano-Frankivsk en 1948 n’a de cesse de dénoncer le sacrifice de l’individu exigé par le régime soviétique. Cela lui vaut la censure dans son propre pays et l’exil. Les événements sont dures, les vérités, crues, et l’écriture ne souffre ni interprétation, ni voix off, ni récit.

L’auteur procède toujours selon la même méthode : elle trie ses milliers de témoignages enregistrés, puis en retranscrit quelques centaines. Jusqu’à obtenir l’exact miroir de la réalité, qu’il s’agisse de Tchernobyl, de la guerre en Afghanistan ou de la condition de la femme dans l’armée rouge pendant la seconde Guerre Mondiale.

La Guerre n’a pas un visage de femme rend ainsi la vérité à ses dernières. Elles avaient entre 16 et 25 ans ; l’horreur les a mangées, englouties, avalées. Beaucoup plus que les hommes encore car l’Armée n’étaient pas prête pour les accueillir. Elles parlent du rapport femme-nation, homme-femme, femme-femme, nation-femme. Elles ont 40 ans de plus et se remémorent l’impossible, quant elles n’ont pas réécrit leur histoire pour la caler sur l’Histoire officielle. Svetlana Alexievitch dit, et ce faisant, dérange. Elle dérange celui qui ne connait pas, mais bien plus encore, celui qui connaît. On lit alors et on s’interroge : peut-on mettre en scène des récits sans dénaturer l’esprit global d’une histoire ?

De même pour les témoignages des soldats russes envoyés en Afghanistan entre 1979 et 1989 qu’elle a recueillis dans Les cercueils de zinc. Ils sont tabou. A leur souffrance, s’ajoute en effet la honte soviétique. Aux morts, l’histoire scellée. Stéphanie Loïk n’a pas choisi le plus facile. Elle a souhaité neuf comédiens et, pour tout décor, quelques chants, dans la grande tradition russe. Le résultat ? Des pièces qui se tiennent et permettent à ceux qui ne la connaissait pas encore de découvrir l’œuvre d’une journaliste d’exception dont le nom figure depuis 2001 sur la liste des futurs lauréats du prix Nobel. Mais, si convaincants que soient les jeunes comédiens, 400 pages de récits ne sauraient se résumer en 90 minutes de scènes.

La guerre n’a pas un visage de femme & Les cercueils de zinc, deux volets de la trilogie Svetlana Alexievitch. A l’affiche du Théâtre des Quartiers d’Ivry jusqu’au 27 mars 2010.

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Concours

Appel à candidature Prix CANON/AFJ de la Femme Photojournaliste 2010

On se souvient d’elles : Véronique de Viguerie, lauréate 2005 pour « Afghanistan, inch’Allah » sur le retour des Talibans ; Axelle de Russé, lauréate 2006, pour « Le retour des concubines » en Chine ; Brenda Kenneally, lauréate 2008 pour « Upstate Girls : what became of Collar city », une plongée dans le quotidien sans pitié des familles américaines les plus précaires ; Justyna Mielnikiewicz, lauréate 2009 pour « Shared sorrows - Divided lines », sur les conflits du Caucase et la vie quotidienne de ses populations.

Qui sera la lauréate 2010 du Prix Canon/AFJ de la Femme Photojournaliste ? Vous peut-être ? Si oui, vous serez la 10e, votre prix vous sera remis à Perpignan au festival de Visa pour l’Image, vous recevrez 8000 € par Canon France, et le Figaro Magazine suivra avec grand intérêt votre travail… que dire d’autre ? La balle est dans votre camp !

Date limite de dépôt des dossiers de candidature : 31 mai 2010. Règlements et formulaires de candidature 2010

Quand Audiens soutient le photojournalisme

Vous sensibilisez des publics à la lecture de photographie de presse, vous transmettez votre savoir-faire ou vous développez des actions de solidarité dans l’univers du photojournalisme ? Si oui, vous êtes porteur d’un projet à dimension intergénérationnel et êtes peut-être en cela éligible à l’appel à Candidature lancé par la Fondation Audiens. Différents prix sont en jeu - un prix d’Excellence, trois prix d’Encouragement et un Prix Spécial du Jury - pour des aides comprises entre 10 000 et 30 000 €.

A vous de juger celui qui vous correspond le mieux en lisant attentivement l’appel à candidature communiqué en pièce jointe et d’envoyer votre dossier à la Fondation Audiens Générations à l’adresse suivante : Fondation Audiens Générations, Direction de la communication du Groupe Audiens, 74 rue Jean Bleuzen, 92177 Vanves Cedex. Date limite de dépôt des dossiers de candidature : 30 avril 2010. Renseignements : Valérie Labouglie, 01 73 17 31 23 / fondation@audiens.org