L’ancienne porte-parole du procureur du Tribunal pénal international (TPI) pour l’ex-Yougoslavie, est accusée d’outrage à la Cour pour avoir publié des textes en 2007 et 2008 dévoilant des informations relatives à des décisions confidentielles de la chambre d’appel dans le procès Milosevic", l’ancien président yougoslave décédé en mars 2006 avant la fin de son procès. Deux charges sont retenues contre elle. Dans son livre paru en 2007, "Paix et châtiment, les guerres secrètes de la politique et de la justice internationales", elle révèle le traitement réservé par les juges du TPI à des documents susceptibles de révéler l’implication de Slobodan Milosevic dans un génocide. Ancienne correspondante en ex-Yougoslavie du journal Le Monde, Florence Hartmann revient sur la responsabilité des grandes puissances, au premier rang desquels la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis, « leur refus persistant d’arrêter Karadzic et Mladic ou de s’assurer qu’ils soient livrés au TPIY, indissociable de leur défaut de volonté de prévenir les massacres de Srebrenica ».
La Française était la conseillère pour les Balkans et porte-parole de l’ancien procureur du TPI, Carla Del Ponte, de 2000 à 2006. Elle est également l’auteur d’un portrait de Slobodan Milosevic intitulé "Milosevic, la diagonale du fou", publié en 1999 et réédité en 200 Selon les statuts du TPI, l’outrage à la Cour peut être sanctionné de sept ans de prison et/ou d’une amende de 100.000 euros.
"Cette décision est ahurissante. Elle ne peut s’expliquer que par des considérations autres que juridiques", s’est indigné son avocat, Me William Bourdon. "Poursuivre Mme Hartmann signifie que tous ceux qui, légitimement, dans l’intérêt du public et de l’histoire, souhaiteraient porter témoignage de leur action au service de la justice pénale internationale seraient bâillonnés" ;

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