Jean-Paul Dubois est né en 1950 à Toulouse où il vit actuellement. « Je suis un fils unique élevé par des parents âgés. Je me suis construit des mondes. Je n’ai jamais eu à m’éloigner des hommes. J’étais déjà loin. » Après avoir fait du sport et joué du clavier dans un groupe de rock, il découvre la littérature. C’est une rencontre avec Ferré qui le met sur la piste des mots. Il dévore alors Bukowski, Fante, Harrison, Carver, Roth, Updike… Il a commencé par écrire des chroniques sportives dans Sud Ouest. Après la justice et le cinéma au Matin de Paris, il devient grand reporter en 1984 pour Le Nouvel observateur. Il examine au scalpel les États-Unis et livre des chroniques qui seront publiées en deux volumes aux Éditions de l’Olivier : L’Amérique m’inquiète (1996) et Jusque-là tout allait bien (2002) : « C’est un pays qui me terrifie et c’est un pays terrifiant[…] Je n’ai aucune sympathie, aucune fascination pour l’Amérique, même si j’aime le décor, c’est géographiquement un paradis. Là-bas, je fais presque un boulot de légiste… » Jean-Paul Dubois a publié de nombreux romans (Je pense à autre chose, Si ce livre pouvait me rapprocher de toi…). Il a obtenu le prix France-télévision pour Kennedy et moi (Le Seuil, 1996), le prix Femina 2004 et le prix du roman Fnac pour Une vie française (Éditions de l’Olivier). Bibliographie : L’Amérique m’inquiète, chroniques, 1996- Je pense à autre chose, roman, 1997 ; Points, n°583 - Si ce livre pouvait me rapprocher de toi, roman, 1999 ; Points, n°724- Jusque-là tout allait bien en Amérique, chroniques, 2002 et 2003. - Une vie française, roman, Prix Femina 2004, Prix du Roman FNAC 2004, 2004 ; Points, n°1378. - Vous plaisantez, monsieur Tanner, roman, 2006. A paraître aux Éditions de l’Olivier en 2007 : Hommes entre eux, roman.
Les esclaves du monde moderne
Qui connaît la cassitérite ? C’est le principal minerai de l’étain. On le trouve partout, dans nos téléphones portables, nos radios, nos télévisions... Mais à quel prix ? Dans ce livre-enquête, cette traque policière sur plusieurs continents, Christophe Boltanski nous révèle l’origine de ces "minerais de sang". Depuis les mines du Nord-Kivu au Congo, où des gamins africains s’enfoncent sous la terre au péril de leur vie jusqu’aux tours de La Défense, où des entreprises mondialisées disent tout ignorer du chemin qu’empruntent les minerais, notre reporter-écrivain a suivi le fil hasardeux, dangereux, qui mène de l’ombre de ces esclaves modernes à la lumière de notre consommation quotidienne. De l’Afrique des guerres oubliées au London Stock Metal Exchange, des usines de Malaisie aux poubelles à ciel ouvert du Ghana, en passant par Bruxelles et Paris, c’est un roman-vrai, tissé d’argent, d’influences obscures, de politique. Le véritable visage du post-colonialisme.
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