Thomas Goisque

Né à Suresnes en 1969, Thomas Goisque est diplômé en 1995 de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs (section photographie), il réalise son grand projet de fin d’études en Asie du Sud-Est au profit d’une O.N.G. française engagée dans la scolarisation des enfants des rues : ses meilleures photographies sont rassemblées dans un livre Voyage aux pays du Mékong (Éd. Enfants du Mékong, 1998).

En 1993, appelé sous les drapeaux, il rejoint le 7e Bataillon de Chasseurs Alpins en partance pour Sarajevo où il passe le rude hiver bosniaque sur le mont Igman. Le témoignage poignant du quotidien de ces jeunes appelés du contingent est publié dans Le Figaro Magazine et présenté dans premier album Bosnie hiver 95, journal de marche d’un casque bleu appelé (Éd. ADDIM, 1996). Pour sa photographie d’une patrouille gravissant les pentes verglacées du mont Igman, il remporte le prix Marc Flament du Ministère de la Défense en 1995. Peu de temps après la chute de Saddam Hussein à Bagdad, il part couvrir le conflit irakien en compagnie de ses amis Arnaud de La Grange et Bertrand de Miollis et réalise avec eux le premier carnet de voyage géopolitique publié sous le titre : Irak année zéro (Éd. Gallimard, 2004).

Depuis plus de quinze ans, de Valparaiso à Irkoutsk, de Saigon à Bagdad, de Kaboul au Cap de Bonne-Espérance, il parcourt le monde pour la presse magazine et ses reportages sont publiés en France comme à l’étranger. Collaborateur régulier du Figaro Magazine depuis 1994, il y a déjà publié plus de trente grands reportages et plusieurs livres.

Le site de Thomas Goisque : www.thomasgoisque-photo.com

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Livres

Minerais de sang

Les esclaves du monde moderne

Qui connaît la cassitérite ? C’est le principal minerai de l’étain. On le trouve partout, dans nos téléphones portables, nos radios, nos télévisions... Mais à quel prix ? Dans ce livre-enquête, cette traque policière sur plusieurs continents, Christophe Boltanski nous révèle l’origine de ces "minerais de sang". Depuis les mines du Nord-Kivu au Congo, où des gamins africains s’enfoncent sous la terre au péril de leur vie jusqu’aux tours de La Défense, où des entreprises mondialisées disent tout ignorer du chemin qu’empruntent les minerais, notre reporter-écrivain a suivi le fil hasardeux, dangereux, qui mène de l’ombre de ces esclaves modernes à la lumière de notre consommation quotidienne. De l’Afrique des guerres oubliées au London Stock Metal Exchange, des usines de Malaisie aux poubelles à ciel ouvert du Ghana, en passant par Bruxelles et Paris, c’est un roman-vrai, tissé d’argent, d’influences obscures, de politique. Le véritable visage du post-colonialisme.

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